Préoccupations 

La construction et l'exploitation de crématoriums en milieu urbain est en pleine expansion et provoquera des dommages irréparables à l’environnement et la santé.

 

La crémation est devenue le choix de la majorité des québécois.  Puisqu’ils sont la propriété de salons funéraires,  les crématoriums se construisent souvent adjacents à ceux-ci en milieux résidentiels.  Ils ne se considèrent pas comme une industrie et ne suivent pas les règles de l’industrie et des incinérateurs.  Bien que la littérature scientifique révèle clairement qu’ils émettent des rejets de contaminants parmi les plus polluants et toxiques, les crématoriums prétendent faussement qu’ils sont sécuritaires pour l’environnement et la santé

Selon le rapport 2019 d’Inventaire des Émissions de Polluants Atmosphériques (IEPA) du Canada, les crématoriums émettent 10 des 12 contaminants les plus polluants et toxiques au monde dont des particules fines (PM2.5), des oxydes de soufre, des oxydes d’azote, des composés organiques volatiles, du monoxyde de carbone, du plomb, du mercure, des dioxines et furanes et des benzènes, dont  l’hexachlorobenze.

  • Selon l’IEPA, les émanations de polluants par les industries ont diminué de 50% entre 1990 et 2017 mais celles des crématoriums ont augmenté de près de 300% pendant cette même période.

 

  • Les rapports d’émanations polluantes, en majorité auto-rapportés par les crématoriums eux-mêmes, indiquent des taux d’émanations situés aux limites maximales des  normes permises pour plusieurs produits polluants, et ce pour une seule unité de crémation  (i.e. four crématoireavec deux chambres).

 

  • En réponse à la demande croissante, les nouveaux crématoriums ont tendance à vouloir implanter deux unités de crémation ou plus par site, doublant ou triplant ainsi les rejets de contaminants qui dépassent alors les limites maximales permises.

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Au Québec, les normes gouvernementales ne prennent pas en considération le nombre d’unités de crémation par site mais bien les émanations produites par les émissions d’une seule unité de crémation à la fois.

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  • Les normes gouvernementales ne prennent pas en considération la bioaccumulation,  soit que plusieurs de ces contaminants sont des Polluants Organiques Persistants, dénoncés par la convention de Stockholm et qui s’accumulent dans l’environnement et menacent la santé de la population.

 

  • Le prix de la crémation peut être dix fois moins dispendieux que l’inhumation et la majorité des citoyens, dont 90% des jeunes de 25 à 34 ans, optent maintenant pour cette méthode de disposition des corps

  • L’orientation des vents dominants, qui transportent les émanations polluantes et toxiques,  n’est pas considérée comme un facteur important pour empêcher la construction d’un crématorium près des résidences. Tout au plus, le MELCC demandera au crématorium d’augmenter la hauteur de la cheminée. Ceci ne changera pas les émissions et ne fera que déposer les contaminants plus loin chez les voisins.

  • Les crématoriums ne se considèrent pas des incinérateurs, même si la crémation est de l’incinération par définition (voir Larousse). Ils ont convaincu de cela le ministère de l’environnement (MELCC) de sorte que les règlements sur les émissions et  normes des incinérateurs (Chapitre VII du RAA, règlement sur l’assainissement de l’atmosphère) ne s’appliquent pas aux crématoriums. La seule contrainte environnementale des crématoriums (Chapitre VIII du RAA) est de rapporter aux cinq (5) ans la concentration de particules totales émises. Ils n’ont pas à échantillonner et rapporter annuellement tous les polluants qu’ils émettent comme l’exige le règlement pour les incinérateurs.

  • Les crématoriums ne sont pas un commerce de proximité et ne veulent pas reconnaître qu’ils sont une industrie polluante.

 

  • Les crématoriums sont, en majorité, la propriété de salons funéraires et ils s’établissent parmi la communauté et en milieu résidentiel, exposant ainsi la population, dont particulièrement les femmes enceintes, les enfants et les personnes plus vulnérables à ces émanations.

  • La grande majorité des municipalités au Québec ignorent l’existence de ces rejets de contaminants et n’ont pas de règlementation concernant la construction de crématoriums en milieu urbain.